• 07 813 089 13
  • contact@ajcmarseillesport.info

Handicap

Les différents type du handicap en France (chiffre).

Résumé : les Chiffres du handicap en France varient selon la définition donnée à ce terme et la source des données.
Les chiffres les plus couramment utilisés – et certainement les plus significatifs au regard de la problématique de l’accessibilité – sont ceux issus de l’enquête Handicap, incapacités, dépendance (HID) réalisée par l’Insee, entre 1998 et 2001.

Handisport - AJC Marseille

Handisport – AJC Marseille

Qu’est-ce que le handicap ?

La classification internationale des handicaps (CIH) établie par l’OMS en 1980, remplacée en 2001 par la classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) met en évidence les différentes composantes du handicap :

  • les déficiences ;
  • les limitations d’activité ;
  • les restrictions de participation.

Selon la loi du 11 février 2005, constitue un handicap :

« toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

Près de 12 millions de personnes en France

Caractérisation des « sept populations handicapées »
Tableau établi d’après le document « Le handicap en chiffres » (format PDF), février 2004, Centre technique national études et recherches (CTNERHI).
Population Effectif (en milliers) Caractérisation
Population 1 : des incapacités isolées et mineures 5 300 Personnes qui ne déclarent qu’une ou plusieurs incapacité(s) sans restriction d’activité ni reconnaissance administrative
Population 2 : des incapacités diffuses non repérées 800 Personnes qui ne déclarent qu’une limitation d’activité, sans incapacité ni reconnaissance administrative
Population 3 : des modes de reconnaissance aux critères disparates 1 200 Personnes qui déclarent une reconnaissance d’un taux d’invalidité ou d’incapacité, sans incapacité ni limitation
Population 4 : les personnes âgées dépendantes 2 300 Personnes qui déclarent une ou plusieurs incapacité(s) et une restriction de leurs activité, sans reconnaissance administrative
Population 5 : le noyau dur du handicap 1 200 Personnes qui déclarent à la fois une ou plusieurs incapacité(s), une limitation des activités et une reconnaissance d’un taux d’incapacité ou d’invalidité
Population 6 : les personnes présentant des déficiences intellectuelles ou mentales 650 Personnes qui déclarent une ou plusieurs incapacité(s), avec reconnaissance d’un taux d’invalidité mais sans limitation
Population 7 : des maladies limitantes 325 Personnes qui déclarent une limitation avec reconnaissance d’un taux d’invalidité ou d’incapacité, sans incapacité

LES DIFFÉRENTS TYPES D’HANDICAPS :

Le handicap sensoriel :

Le handicap sensoriel résulte d’une atteinte d’un ou plusieurs sens. Les plus connues, ouvrant droit à  compensation, sont les atteintes de la vue et de l’ouïe.

Des séquelles de traumatismes crâniens peuvent aussi altérer l’odorat (anosmie) et en répercussion, le goût.

Handicap visuel

La déficience visuelle désigne l’altération plus ou moins prononcée du champ de vision et de l’acuité visuelle. Au niveau le plus sévère de l’altération, on parle de cécité.

On distingue :

– l’individu mal voyant : il se déplace aisément, reconnaît les objets et peut voir de près.

– l’individu mal voyant profond : possibilités visuelles restantes lui permettent de se déplacer et de reconnaître les objets et les contours.

– l’individu non voyant : la sensation lumineuse peut être perçue mais il existe une impossibilité de reconnaître les objets et les contours, à quelles que distances que ce soit et dans toutes les directions.

Chiffres France, HID 2002.

Au total, 1,7 million de personnes souffrent d’une déficience visuelle :

  • 560 000 malvoyants légers  ;
  • 932 000 malvoyants moyens ;
  • 207 000 malvoyants profonds, dont environ 61 000 aveugles complets.

30 % des déficients visuels souffrent d’un polyhandicap.

61 % des déficients visuels sont des personnes âgées de plus de 60 ans.

Moins de 1 % des déficients visuels (8 000 personnes environ) se servent d’interfaces d’ordinateurs (reconnaissance vocale, écran tactile, synthèse vocale).

15 % des aveugles ont appris le braille, 10 % l’utilisent pour la lecture et 10 % pour l’écriture également. L’apprentissage du braille est plus rare chez les malvoyants profonds (3 % environ) et les malvoyants moyens (1 % environ).

Handicap auditif

La déficience auditive désigne l’altération plus ou moins sévère de la capacité auditive d’une ou des deux oreilles. On parle de surdité lorsque la perte de capacité auditive (unilatérale ou bilatérale) est complète.

On distingue :

– la personne sourde de naissance ou devenue sourde

– la personne malentendante dispose d’un reste auditif exploitable par des appareils auditifs (personnes âgées)

– la personne souffrant de troubles auditifs (acouphène, par exemple).

Chiffres France, HID 2002.

Au total, 5,18 millions de personnes souffrent d’une déficience auditive :

  • 1,43 million de personnes souffrent d’une déficience auditive moyenne à sévère ;
  • 303 000 personnes souffrent d’une déficience auditive profonde ou totale.

Quatre déficients auditifs sur cinq déclarent une ou plusieurs autres déficiences, le plus fréquemment d’ordre moteur (44 %).

Moins de 1 % des déficients auditifs (44 000) déclarent utiliser la langue des signes (8 % chez les personnes ayant une déficience auditive profonde ou totale).

Handicap moteur

Le handicap moteur résulte de toute atteinte de la capacité de tout ou partie du corps à se mouvoir, réduisant l’autonomie de la personne et nécessitant parfois le besoin de recourir à une aide extérieure pour l’accomplissement des actes de la vie quotidienne

Congénital :

Myopathie : maladie musculaire non pathologique, de nature dégénérative et d’évolution progressive, le plus souvent familiale et héréditaire et n’entraînant pas de paralysies au sens propre du terme mais une diminution progressive de la force musculaire, d’où une dépendance.

Infirmité motrice cérébrale (IMC) : l’infirmité Motrice Cérébrale est un ensemble de troubles neurologiques qui résultent d’une atteinte des parties profondes du cerveau survenant durant la période de développement péri-natale.

C’est un état pathologique, puisque non évolutif et non héréditaire qui s’accompagne souvent de déficits intellectuels et/ou sensoriels, de troubles du langage et/ou sensitifs, de troubles du caractère, voire des crises d’épilepsie.

Les troubles moteurs caractérisés par un dysfonctionnement du tonus musculaire sont l’ataxie (difficulté de coordination des mouvements volontaires), l’athétose (mouvements involontaires lents et ondulants), la spasticité (mouvement involontaires lents et rigides).

Spina-Bifida : paralysie périphérique dont les troubles varient en fonction de la hauteur de l’atteinte (paraplégie, troubles sensitifs, etc…).

Maladie de Lobstein : maladie héréditaire et évolutive enfantine se caractérisant par une fragilité osseuse, voire par des malformations osseuses. Par la suite, une vie normale est possible.

Suite à une maladie :

Polyomélite : maladie virale immunisante et infectieuse entraînant une paralysie périphérique le plus souvent partielle.

Sclérose en plaques : affection démyélinisante des centres nerveux évolutive par poussées et présente des formes diverses (troubles moteurs, incoordination motrice, insensibilité engourdissement, etc…).

Suite à un accident :

Paraplégie : paralysie généralement symétrique des membres inférieurs pouvant remonter plus ou moins haut sur le tronc (lésion ou compression de la moelle épinière au niveau dorso-lombaire).

Tétraplégie : paralysie des membres inférieurs et du tronc qui atteint également les membres supérieurs (atteinte de la moelle épinière au niveau des vertèbres cervicales).

Amputation : d’un ou de plusieurs membres.

Lésions cérébrales acquises : ce sont un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien pouvant entraîner des troubles psycho-intellectuels et comportementaux (mémoire, attention, orientation), mais aussi des troubles physiques. Les troubles physiques proportionnels à la liaison cérébrale touchée peuvent amener des problèmes moteurs (hémiplégie, monoparésie..), sensoriels (vue, de l’ouie), ou des pertes d’équilibre, etc…

Les déficiences motrices concernent environ 2 300 000 personnes, soit 4 % de la population générale. Parmi ces personnes, la déficience motrice est isolée ou prédominante pour environ 850 000 d’entre elles : 1,5 % de la population générale est ainsi considérée « handicapé moteur ».

Handicap intellectuel

Le handicap mental :

Le handicap mental implique une déficience du niveau du développement intellectuel mesuré par rapport à ce qui est considéré, dans une société donnée, comme un développement intellectuel « normal » en fonction de l’âge réel de la personne.

Des critères importants entrent en ligne de compte, comme les aptitudes à manier des concepts abstraits et faire face à des situations compliquées et variées.

Le développement insuffisant des capacités mentales entraîne l’impossibilité d’un apprentissage normal et d’une réaction appropriée aux circonstances de la vie quotidienne.

Le handicap psychique :

Le handicap psychique peut être défini comme la conséquence ou les séquelles d’une maladie mentale sur les facultés d’intégration sociale d’une personne.

Son développement intellectuel est normal voire supérieur à la moyenne mais c’est l’expression de ses capacités intellectuelles qui est altérée par l’ensemble des troubles psychiques dont elle souffre.

Le handicap psychique résulte ainsi d’une maladie de la pensée ou de la personnalité dont les symptômes, essentiellement comportementaux, causent une profonde souffrance au malade et font obstacle à son intégration sociale.

La difficulté à concentrer son attention, l’angoisse, les pensées obsessionnelles par exemple, peuvent l’empêcher d’accomplir une tâche, d’effectuer un travail alors même qu’il aurait, par ailleurs, les compétences requises.

A la différence du handicap mental, une thérapie adaptée combinée à un traitement médical (anxiolytiques,   antidépresseurs, neuroleptiques) peut permettre de réduire, parfois même de guérir la perturbation des facultés mentales.

Exemples de handicaps psychiques : névrose (claustrophobie), psychose (schizophrénie, hallucinations ou délires), troubles bipolaires, dépression, démence, toxicomanie, etc…

La loi du 11 février 2005 a introduit la distinction entre handicap mental et handicap psychique, une distinction demandée depuis 2001 par les associations d’usagers et de professionnels du secteur.

Comparaison handicap mental et psychique :

HANDICAP MENTAL HANDICAP PSYCHIQUE
Apparaît à la naissance Apparaît à l’adolescence ou à l’âge adulte
Déficience durable sur plusieurs secteurs : quotient intellectuel, relations aux autres Capacités intellectuelles peu altérées
Soins médicaux peu fréquents Soins médicaux indispensables
Grande stabilité Évolution : rémission, rechute, « guérison »

Le handicap cognitif :

Les fonctions cognitives sont l’ensemble des fonctions de la cognition (lire, parler, mémoriser, comprendre), la faculté de percevoir (voir, entendre) et la faculté de motricité.

Elles se reportent ainsi aux fonctions permettant d’acquérir une information, la traiter et l’intégrer mais également aux fonctions de la mémoire et de l’apprentissage avec le stockage et le rappel de l’information. Elles se rapportent en outre à la pensée et au raisonnement ainsi qu’aux fonctions permettant de communiquer et d’agir.

Les fonctions cognitives désignent en fait tous les processus par lesquels une personne va acquérir les informations dont elle a besoin pour régler son comportement dans la vie quotidienne.

Ceci explique que les déficiences cognitives soient très handicapantes pour la scolarisation, ainsi que pour l’insertion professionnelle et sociale.

Les Troubles Cognitifs peuvent être :

– globaux : troubles du spectre autistique (autisme typique/atypique/Asperger).

– spécifiques : soit développementaux, c’est-à-dire que ces troubles apparaissent au cours du développement de l’enfant (avant ou au cours des premiers apprentissages) et persistent pendant l’âge adulte. Certains troubles affectent les apprentissages précoces (langage oral, geste…). Dysphasie (langage oral), dyslexie (lecture), dyspraxie (geste), mémoire (troubles mnésiques), par exemple.

Soit acquis, c’est-à-dire que ces troubles incluent tous les troubles résultant d’une lésion cérébrale, quel que soit l’âge de survenue. Ces troubles surviennent, dans la majorité des cas, à la suite d’une lésion focale d’une partie du cerveau ou de lésions diffuses (ex : traumatisme crânien).

Ces troubles sont caractérisés par le fait que leur survenue est brutale, entraînant pour la personne une rupture tragique de son histoire personnelle. Les troubles cognitifs conséquents interviennent alors que la personne n’éprouvait antérieurement généralement pas de difficulté pour réaliser des activités dans lesquelles elle va désormais se trouver limitée. Aphasie (langage oral), alexie (lecture), apraxie (geste), agnosie (perception, perte de la capacité à reconnaître et identifier par les sens), héminégligence (« ignorer » la moitié de l’espace qui nous entoure), par exemple.

– évolutifs : La population atteinte de pathologies évolutives cérébrales est celle des personnes âgées. À l’âge adulte, il peut survenir progressivement une dégénérescence du système nerveux central (neurodégénérative), à l’origine de troubles cognitifs. Troubles de l’attention, de la mémoire, du langage et de la communication, syndromes démentiels, par exemple.

Environ 700 000 personnes souffrent de handicaps intellectuels (difficultés de l’apprentissage, du langage, ou retards mentaux).

PolyHandicap

Le polyhandicap est un handicap grave dont l’expression est multiple : il se caractérise par une déficience mentale sévère associée à des troubles moteurs, entraînant une restriction extrême de l’autonomie et des possibilités de perception, d’expression et de relation.

L’atteinte de la motricité se traduit par la présence fréquente de paralysies et d’altérations plus ou moins sévères des sens (vue, toucher, ouïe). On rencontre souvent des déformations des membres et du rachis qui impliquent le recours à des appareillages volumineux.

Les personnes polyhandicapées sont gravement dépendantes, ne parlent pas ou très peu et sont souvent repliées sur elles-mêmes. Elles souffrent fréquemment de crises d’épilepsie.

N.B : il est à noter que cette classification n’est ni officielle, ni figée.


Chiffres du handicap : Documents de référence

Les chiffres présentés dans cet article sont issus des sources suivantes :

 

Notes

1) Définitions extraites du document « Le handicap en chiffres » (format PDF), février 2004, Centre technique national études et recherches (CTNERHI).

Les déficiences :
problèmes dans les fonctions organiques (fonctions physiologiques des systèmes organiques, y compris les fonctions psychologiques) ou les structures anatomiques (parties anatomiques du corps telles que les organes, les membres et leurs composantes), tels qu’un écart ou une perte importante.
Les limitations d’activité :
difficultés qu’une personne peut éprouver dans l’exécution d’une tâche ou d’une action. Cette limitation est généralement estimée en termes de capacité à faire, l’environnement étant supposé normalisé. On peut ainsi étudier les limitations à fixer son attention, à conduire un véhicule ou à soulever et porter des objets.
Les restrictions de participation :
problèmes qu’une personne peut rencontrer pour s’impliquer dans la vie réelle. Ces restrictions sont le plus souvent relevées en recourant à la notion de performance au sens de réalisation concrète. Plus encore que les notions précédentes, elles sont influencées par l’environnement qui rendra plus difficile ou, au contraire, aidera à la fixation de l’attention, à la conduite du véhicule ou au port des charges, mais aussi à l’insertion scolaire ou professionnelle, au déroulement d’une vie familiale.

2) Définitions extraites du document « Les personnes ayant un handicap visuel – les apports de l’enquête HID » (format PDF), juillet 2005, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Ministère de la Santé et des Sports.

Aveugles ou malvoyants profonds :
aveugles ou ayant une vision résiduelle limitée à la distinction de silhouettes.
Malvoyants moyens :
incapacité visuelle sévère en vision de loin (beaucoup de difficultés ou une incapacité totale à reconnaître un visage à quatre mètres) ou en vision de près (beaucoup de difficultés ou incapacité totale à lire, écrire ou dessiner).
Malvoyants légers :
n’ont pas déclaré d’incapacités visuelles sévères pour la vision de loin ou la vision de près. Pour cette raison, un grand nombre de ces malvoyants ne seraient probablement pas considérés comme déficients visuels selon les définitions légales ou les critères couramment utilisés dans la pratique médicale.

Laisser un commentaire